dimanche, 07 septembre 2008

Rhodanienne, je suis

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Arles, tête de pont de mes plus anciens rêves,

Que je retrouve enfin, douce, belle et fauve,

Sans aucun reproche d'une si longue trêve.

 

Notre Rhône pour toi ouvrant tous grand ses bras,

Ensemble nous glisserons d'amont à tes grèves,

Jusqu'au dernier recoin de ton large delta.

 

A tes ocres d'automne, j'ai la tête qui pétille

Chacune de tes ruelles me dit des souvenirs,

Et bientôt une place les dira après moi.

A toi, José

samedi, 09 août 2008

blog en vacances

Un ptit plaisir en attendant

Dorado Schmitt / Tony Gatlif's 'Latcho Drom'

20:25 Ecrit par Marie dans eso es!! | Lien permanent | Envoyer cette note |  Facebook

samedi, 26 juillet 2008

La voix des Rroms

Je prend le relais de ce billet en reproduisant ici partiellement ce qui suit et vous propose de parcourir, pour plus d'information, la totalité de ce blog La voix des Rroms dont le sous-titre est "Parce que nous ne sommes pas forcément ce que les autres voient en nous".
Au bas de cette note une de mes vidéos du moi de mai.

La Cour de Cassation italienne vient de donner raison à Fabio Tosi, chef du groupe de la Ligue du Nord dans un conseil général, pour avoir dit :

"gli zingari dovevano essere mandati via perché dove arrivavano c'erano furti" - "les tsiganes doivent être expulsés loin parce que là où ils viennent il y a des vols"*. Le raisonnement de la Cour de cassation est que, "si on ne peut pas discriminer quelqu'un en raison de sa diversité, on peut le discriminer pour sa criminalité. En définitive, un sujet peut même être discriminé légitimement pour son comportement mais non pas pour sa qualité d'être différent". En mots simples, cela veut dire que les tsiganes sont des criminels. Et là, c'est la plus haute cour de justice civile italienne qui le dit. Continuez donc encore à signer cette pétition. Nous ne savons pas si elle aura de l'effet. Le fascisme est en plein essor. Et si nos appels à la raison ne fonctionnaient pas... nous verrons bien, essayons encore.

*perso, je traduirais plutôt ainsi: "les tziganes devaient être expulsés parce que là ou ils arrivaient il y avait des vols"

Ci-dessous en copier/coller le texte français de la pétition:
PETITION
Le ministre de l’Intérieur italien, membre de la Ligue du Nord, Roberto Maroni, a annoncé récemment qu’il procéderait au relevé des empreintes digitales des Rroms se trouvant en Italie, y compris des enfants. De la manière la plus cynique, il justifie cette mesure par la nécessité de protéger les mineurs !

Cette proposition a été largement critiquée, par des hommes politiques italiens, des personnalités de la culture, de la société civile, de l’UNICEF, de la Commission et du Conseil européen, mais M. Maroni continue malgré tout à soutenir son projet. Le gouvernement Berlusconi est critiqué en Europe et dans le monde démocratique pour ses politiques persécutrices à l’égard des Rroms. Le journal Indépendant a qualifié son comportement, dans l’éditorial du 27 juin, « un accès de cruauté » et a défini le ministre Maroni comme un homme « tristement remarqué par son comportement xénophobe ». L’éditorial se termine avec cette considération lapidaire : « Chaque acte de violence populaire contre les étrangers, chaque cas de discrimination officielle contre les Rroms diminue la prétention du pays d’être considéré comme une nation civilisée ».

Nous sommes complètement d’accord et disons NON à cette proposition qui renvoie aux années les plus sombres de l’histoire européenne et mondiale ! N’oublions pas que les Rroms ont souvent été cobayes de politiques de répression et d’extermination, comme ces enfants rroms de Tchéquie sur qui les nazis ont testé le « Zyklon B » avant de l’utiliser dans les chambres à gaz.

Signez la pétition contre tout fichage ethnique des Rroms et empêchez le retour de la peste brune !

Sincèrement,

Les signataires

Pour voir cette vidéo dans son contexte d'origine, c'est ici
J'ai signé, je suis le n° 6918, et vous?

dimanche, 15 juin 2008

Retour des Saintes 2008


train.gifQuand, n'y tenant plus, j'abordais enfin aux portes de Camargue, en cinq jours de route (450km~) cheveux aux vent sur mon Solex, j'avais 16 ans. Je voulais prendre la Camargue comme on prend le maquis (marquis?*) et c'est elle qui m'a prise, au Sambuc tout d'abord... et ne m'a plus lâché, 43 ans que ça dure! Aujourd'hui c'est le train qui me dépose devant cette rutilante gare routière d'Arles, sésame de toute la région. Et me revoilà, ce 18 mai, attendant le car des Saintes
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Arrivée à bon port en début de soirée fatiguée et le ventre creux, je retrouve Pomponette (Debla) et Michael avec grand plaisir. Le blog ça va un moment mais la vraie vie c'est vachement mieux.
(Pompon tu es une mère pour moi!)
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Nuit et paupières tombantes l'heure de la retraite sonne.
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La lune m'accompagne d'un clin d'oeil complice.
Je prendrais mes marques demain...
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Et voila c'est parfait, l'église, elle au moins, n'a pas bougé. La Place des gitans, le temps du pèlerinage, se transforme de bon matin en un grand marché ou chacun trouvera absolument tout pour l'aménagement, l'entretien et la vie quotidienne de son campings.
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On dégaine les guitares, chanter en travaillant, il n'y a que ça de vrai
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De partout des montagnes de couettes et d'oreillers me font de l'oeil, indûment... J'ai ma dormi et me laisse tenter, juste 10 euros pour un bel oreiller tout gonfler et tendre ça ne se refuse pas. Les journées sont longues et les nuits très courtes.
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Un détour par l'étang des Launes
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et je m'envole au camp rejoindre Pompon (Debla)
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qui devise allègrement avec Negrita son amie de jeunesse.
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Pas un jour ne se termine sans que je ne retourne aux Launes assister au coucher du roi Soleil, tout en douceur (voir aussi la bannière tout là-haut)
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Réveillée à l'aube...
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La journée s'annonce prometteuse. La plage se prépare à recevoir Sara-la-Noire dans quelque jours et Sarah la mienne dans l'heure
qui suit. C'est à l'endroit précis des traces que la procession prendra l'eau que les pèlerins accompagneront Sara à la mer.
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Gorgée de soleil
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RAYONNE!
Ce soir toute la famille est réunir au camp pour la présentation du clip (tourné en partie chez elle) et du nouveau CD de Negrita.
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Le plaisir d'être là, ensemble, surpasse de loin celui des oreilles
car la sono me gonfle est sur-dimensionnée!
Mais, pas abattues pour autant, au retour nous faisons un sort à la bouteille de champagne pour fêter ces retrouvailles, encore de belles journées à venir! Pompon (Debla) se méfie,  la triple boucle piquée, ça va une fois...
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Dès le plus jeune âge il est de bon ton d'avoir sa caravane et de saluer l'astre du jour au signal du collègue
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ça le mérite bien!
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Mais aussi de faire une visite à Sara en sa crypte avant l'arrivée du
premier car.  Être seule dans ce gigantesque vaisseau fortifié m'enchante, j'aime cette église, de quelque côté que je l'aborde elle ne cesse de me fasciner et ce depuis quarante ans au bas mot.
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Plus tard, pour bien aborder la soirée, rien de tel
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qu'une bonne gorgée de Légende...
Au pieds de l'église magique
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les groupes se forment, on y danse, on y chante
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au son des palmas
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et des violons tziganes, la joie éclate!
Le jazz manouche est abondamment représenté cette année,
ci-dessous le groupe Romano Swing qui participait la la veille à la commémoration de la déportation des tziganes au camp de Salier...
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Arrivées depuis peu les voix flamenca se regroupent et se chauffent
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Je retrouve Negrita comme je la préfère, à cru, débranchée, accompagnée d'un de ses frères et sa fille, loin de la sono
et du tapage promotionnel

Plus tard encore un moment fort, devant le portail de l'église,
ou elles font naître la danse au seule rythme des palmas...
Tout doit devrait aller crescendo jusqu'au 24, mais voilà 
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nous ne sommes que le 22 et, dès le lendemain,
c'est comme ça que ça se passe !
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son et images extraits d'un vidéo impossible:

Ci-dessous le 24 dans l'attente de Sara qui tarde...
J'ai abandonné mon rocher sous peine de tomber à l'eau
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Le 25 c'est pire encore! Pomponette a déjà repris la route, mais nous faisons de la résistance. Cocooning de jour, bonne ptie bouffe le soir ont eu raison de tous nos états d'âmes.
Nous rejoignons nos pénates dans la joie et l'allégresse.
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Pour en savoir plus:
La route du Rrom, un dossier clair et concis ficelé par le Routard
et liens à suivre. - Arles, là ou mon coeur bas un peu plus vite.
- J'ai rien compris, c'est ou les Saintes? - Et le Sambuc alors?
Le blog de Ponponette/Debla ICI et LA
et

dimanche, 18 mai 2008

La route des Saintes 2007, suite et fin

24 mai 2007, 1h. du matin
clic ici pour la version 2008

jeudi, 15 mai 2008

La route des Saintes (2)

Du 23 mai 2007 6h.30
au 24 mai 0h.50

(durée 20 mn)
(P.S. Dernière note avant de prendre la route, la suite à mon retour)

lundi, 12 mai 2008

La route des Saintes (1)

22 mai 2007 7h.30 - 21h.05


Je dois à ma fille Sarah les 7 premières photos du diaporama

dimanche, 11 mai 2008

Préambules :)

Ca y est, c’est parti, je vous ouvre la route des Saintes à ma façon, ou visuel et ressenti prennent souvent le pas sur les mots de toute forme (et lorsqu’il y en a, c’est entre les lignes qu’il faut lire). J’espère avoir réussi ce que je m’étais promis : vous faire découvrir jour après jour, du lever du jour à pas d’heure ce que représente le pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer pour tous les Rroms (gitans manouches tziganes…) des quatre coins d’Europe qui convergent chaque année à date fixe, et bien avant celle fatidique des 24 et 25 mai.

Jours festifs s’il en est, ou joie des retrouvailles et ferveur se mêlent, l’heure n’existe pas, étirer l’instant présent… Le temps est court, l’heure du départ arrive toujours trop vite, baptêmes, fiançailles… Et attendre l’année prochaine pour se retrouver…

Dans les notes qui vont suivre il n’y aura pas de texte, un jour plein et chronologique y sera illustré mettant en situation et la magie d’instant saisit au vol et la féerie de l’écrin…

Demain, j’essai de vous faire partager le 22 mai 2007, top chrono.

Là, je suis morte, dodo !

A suivre ICI

vendredi, 02 mai 2008

J'me prend pour Truffaut

Eh oui, j'ai retrouvé l'enfant sauvage!
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vous vous souvenez sans doute de ce film si vous n'êtes pas trop jeunes, regardez bien
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ça vous rappelle sans doute quelque chose
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Mais oui allez, ça revient!
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et bien, il n'a pas
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changé...
1578693149.jpgQuand je vous disais que je me prenais pour Truffaut, non?
Bon, c'est sur il a bien grandi mais n'empêche, au bout de plus 35 ans ça fait chaud au coeur de retrouver de vieux copains comme si on les avait quitté la veille.
Clin d'oeil à Pompon: tu as d'autres photos je crois... 
Clin d'oeil à Abuelita, il y a du son cette fois :-)

C'était en 2005, le 31 décembre

samedi, 26 avril 2008

Chupeta

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L'après-midi touche à sa fin, ça grouille de partout...  -Mais bon dieu! On à pas encore fait les test son! Ou sont passé les micros!! On ne sera jamais prêt! Le stress perle au front du metteur en scène... Elle, haute comme 3 pommes, trottine le long des  gradins antiques, les escalade parfois. Sa "chupeta" vissée au lèvres, elle ri et joue avec ses cousines, je l'observe avec tendresse,  elle me souri. Là-bas, sa famille est sur scène... essai d'éclairage, ça gargouille dans les micros retrouvés... 1, 2, - 1, 2, tu m'entends?? Malicieuse elle va parfois les rejoindre puis reviens en courant. Le metteur en scène jure tout haut qu'on ne l'y prendra plus. La nuit maintenant est tombée, les premiers spectateurs arrivent...
Subrepticement la représentation touche à sa fin et soudain, sautant et tendant les bras pour se faire hisser du bas de l'estrade, elle nous offre un pur moment de grâce, "chupeta" intacte au milieu du sourire.

L'appareil photo, saisi en hâte, n'a permis ni plus, ni mieux...

Repérez le petit bout'chou au centre de la scène et ne le
lâchez plus des yeux, il n'y à qu'elle et c'est très court !

Monsieur le metteur en scène, qui par ailleurs teniez le rôle du curé, il est des choses qui ne supportent le formatage, et qui surgissent si affinité seulement.

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